Mon coup de cœur du mois :
L’Homme sans contact de Marc Dugain et de Christophe Labbé aux éditions de l’Observatoire/Humensis en 2022. Les auteurs nous placent face à l’inconscience de bon nombre de nos semblable dans leur usage (entre autre) du numérique et de la surconsommation en générale.

   4 eme de couverture :
Ces dernières années ont bouleversé nos vies quotidiennes. Ce bouleversement , qui profite aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazone et Microsoft) sera durable : autant l’analyser et le comprendre le mieux possible. C’est le pari de Marc Dugain et de Christophe Labbé dans ce nouveau livre, qui se concentre sur ce virage de civilisation pour mieux dessiner la société du futur. Une société où tout sera fait pour éviter les contacts ; où chacun, faute de se confronter véritablement p l’altérité, risque de s’enfoncer dans une solitude délirante, au beau milieu du métayers…

   Page 145 :
…Cette obsession de la trace, on la trouve évidemment dans une nouvelle façon de voyager. Fini le temps où on se promenait, on musardait, où on essayait de saisir la différence , celle de l’étranger et du pays inconnu, du choc salutaire qui stimule l’intelligence, aujourd’hui il s’agit de prouver aux autres que l’on est ailleurs, que l’on vit une expérience meilleure que celle de tout les jours, grâce au capteurs photo du téléphone. Alors « on Instagramme » ou on « Tik Tok » compulsivement ; avec mille autres en même temps. On ne regarde même plus ce que l’on voir, n les photos diffusées avec l’illusion de croire qu’elles vont intéresser nos innombrables « amis Facebook » ou nos « twittos ». Des dizaines de milliards photos numériques sont ainsi postées chaque jour par des hommes et des femmes qui n’ont aucune conscience du bilan carbone catastrophique de ces envoies qui contribuent à détruire l’environnement qu’ils viennent d' »immortaliser » Les terminaux (écrans, télévision, smartphones, etc) sont à l’origine de 64% à 92% de l’empreinte environnementale du numérique en France…

  … Page 162 :
Si, en 1945, l’humanité sort de privations terribles, elles s’y est précipitée toute seule par sa démence guerrière. Est-ce là encore le signe du toujours plus, la culture de l’accumulation, ou faut-il, comme le fait l’auteur du Bug humain (Sébastien Boher), y chercher une raison biologique dans la dopamine, cette hormone du plaisir sécrétée par notre cerveau archaïque ? Nous serions programmés pour n’en avoir jamais assez, ce qui nous pousserait à consommer sans limites…

Plusieurs auteurs réfléchissent chacun à leur manière et avec leur problématique propre. Je citerai ici une de mes précédentes lectures : Internet ou le retour à la bougie de Hervé Krief aux éditions Quartz
(petit ouvrage qui ne vous couteras que 8 €).

   4 eme de couverture :
Internet c’est formidable, c’est merveilleux, les « smartphones » aussi. On ne pourrait plus vivre sans eux.
Mais ce bonheur de la connexion permanente est-il vraiment gratuit ?
Sur quoi repose donc la société de l’Internet lorsque l’on tente d’en comprendre le fonctionnement global ?
A quels renoncements, à quels sacrifices mène la numérisation de notre environnement social et de nos vies ?
Comment s’y retrouver si l’on souhaite agir pour que nos choix et nos engagements augurent un monde libre, juste, fraternel et qui préserve la vie sur Terre ?