Mon coup de cœur du mois :

Les Fils de l’homme (The Children of Men)
roman thriller de science-fiction dystopique de P. D. James.

  Il s’agit, pour moi, d’une relecture après visionnement de l’adaptation cinéma, toujours un peu décevante.

  L’écriture de Phyllis Dorothy James est chargée d’humanisme et de réflexions sur le genre humain. Elle ne s’appesanti jamais sur la violence mais choisie d’explorer ce que le meurtre fait perdre d’humanité, d’intimité aux victimes exposées malgré elles aux enquêteurs…
Elle a exploré ici un genre qui ne lui est pas familier et se seras son seul roman d’anticipation. Elle est plus connue pour ses romans policiers qui lui valurent le titre de “nouvelle reine du crime”.

4é de couverture :
  Dans cet étonnant roman, P. D. James imagine une Angleterre du futur gagnée par un fléau : la stérilité humaine planétaire. En l’an 2021 (le roman est paru en 1992), cela fait un quart de siècle, depuis l’année Oméga, qu’aucun bébé n’a vu le jour. Les vieillards sont acculés au désespoir et au suicide et l’ultime génération de jeunes est belle mais violente et cruelle.
  Le reste de la population s’accroche à une forme de normalité sous l’autorité absolue de Xan Lyppiatt, dictateur charismatique et gouverneur d’Angleterre.
  Dans cette atmosphère sinistre, Théo Faron, historien à l’université d’Oxford et cousin du gouverneur, mène une vie solitaire, centré sur lui-même. Un soir, au service religieux de Magdalen, il rencontre par hasard une jeune femme, Julian, membre d’un groupuscule clandestin qui s’est donné pour but de défier le pouvoir du gouverneur. La vie de Théo bascule dans le drame et il se voit confronté à des scènes d’horreur presque inimaginables. C’est alors que Julian lui annonce une nouvelle stupéfiante

  En 2006 une version cinéma sous forme d’un thriller de science-fiction anglo-américain est réalisée par Alfonso Cuarón, avec Clive Owen dans le rôle principal de Théo, Julianne Moore et Michael Caine, un ami de Théo dans un personnage aussi triste et désespéré que truculent et superbement interprété.

  Phyllis Dorothy James dite, P. D. James, née le 3 août 1920 à Oxford et morte le 27 novembre 2014 (à 94 ans) dans la même ville, est un écrivain britannique notoire, auteur de romans policiers. Son premier roman, Cover Her Face (À visage couvert), paraît en 1962, son dernier Death Comes to Pemberley (La mort s’invite à Pemberley) en 2011.

  Elle obtient le grand prix de littérature policière en 1988 pour son roman A Taste for Death (Un certain goût pour la mort). Elle est anoblie en 1990 par la reine Élisabeth II, qui la fait baronne James of Holland Park.

  Elle écrit elle-même ses mémoires qu’elle intitule avec un certaine humour : “Time To Be in Earnest”, Il serait temps d’être sérieuse, 1999.
  Le texte se présentent sous la forme d’un journal intime rédigé pendant un an, entre le 3 août 1997, jour de son 77e anniversaire, et le 3 août 1998, sa façon, disait-elle, de contrer “tous les biographes qui se piqueraient d’écrire le récit de sa vie”. Le titre est à prendre comme une boutade tant elle a su concilier thriller et qualité d’écriture, elle qui s’est efforcée toute sa vie d’imposer le roman policier comme un genre majeur.
                                                                                                                                                                                                                               W. D. Funk…