D’il y a très longtemps à nos jours
Les Gaulois ne sont pas nos ancêtres, Charlemagne n’a pas inventé l’école, les Arabes n’ont pas été repoussés par Charles Martel à Poitiers et les poilus ne sont pas partis à la guerre « la fleur au fusil ». Tous ces épisodes appartiennent pourtant au roman national, qui a bien besoin d’être dépoussiéré. Mais aussi complété : qui se souvient de la révolte des Rustauds ? De la guerre des Camisards ? De la grève des sardinières de Douarnenez ? Du « mé 67 » Guadeloupéen ? Dans ces pages se dessine une aventure historique faites de luttes, de résistances, de désenchantements, de soumissions, d’émancipations, de défaites et de victoires. Une épopée tantôt joyeuse, tantôt triste ou sanglante, et qui se déroule jusqu’à nos jours. Il s’agit de répondre à une question : quelle est la place du peuple dans l’histoire de France ?
Dans la continuité du travail de Howard Zinn, de Gérard Noiriel et de bien d’autres, ce livre revisite les mythes nationaux à l’aune des avancées historiques les plus récentes. Il interroge les origines de la France, en retrace les grands et les petits épisode pour placer au cœur de l’histoire les actrices et les acteurs oubliés par le roman national et colonial.
Historienne, enseignante en lycée et chargée de cour à l’Université de Paris, Laurence De Cock a notamment écrit Une journée fasciste (2002), École publique et émancipation sociale (2021) et Sur l’enseignement de l’histoire (2018).